Crocodiles, baby.

25 septembre 2009

Franchement, le jazz, c’est surfait à la Nouvelle-Orléans. Alors que le rock, le bon, celui qui mouille le torse et la frange, fait sentir le poney, ça c’est du sujet coco. Et les Crocos, balancent du lourd. Les deux historiques du groupe Brandon (oh my godness, c’est chaud et pas franchement quali – pour qualitatif) Welchez et Charles Rowell se sont connus dans un bar de stripteaseuses à San Diego. Ils vivent encore dans leur Californie natale, habitent désormais dans une communauté anarchiste.

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Les Crocodiles, en concert, on attendait ce moment depuis au moins deux mois. Voir les Crocodiles le 22 septembre au One Eyed Jack’s à la Nouvelle-Orléans, on trempait notre culotte, on criait intérieurement, comme des fans-midinettes. La date était inscrite sur le Moleskine rouge. On en salivait. On savait qu’il y aurait zéro déception. Les auteur de « I Wanna Kill » et « Neon Jesus » devaient apporter un moment de vérité sur scène. For sure. Car comme disait Mick, la scène, c’est la vérite du rock. Si t’envoies pas du beau bois, reste à la maison, et occupe-toi de bobonne.

Au One Eyed Jack’s, le flip Elvis t’attend. Le chanteur de The Horrors, tête d’affiche dont on se fout, fait la moue sur un sofa noir. Traits tirés, visage défait, en état de dépression avancée, il sait intérieurement que les Crocodiles feront oublier pour bien longtemps The Horrors. Quelques parties de flip, un peu de bourbon, il est temps d’entrer dans la salle. Ambiance rouge sang, et 75 personnes, seulement, pour écouter un groupe qui a tout pour devenir un band de légende. Des larsens partis de loin, et Charles qui apparaît. Brandon, chemise rouge à motifs indistinctifs, et veste noir le suit. Et saisit le micro. S’ensuivent 25 minutes de pur plaisir. Ce fut court mais intense. Comme des gosses, on vous dit.

Soft Skull, Crocodiles, One Eyed Jack’s, Nouvelle-Orléans, 22 septembre 2009, vers 23h.

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Un son arraché de toute beauté. Brandon fait un petit tour dans le public, embrasse un homme sur les lèvres au travers de son tambourin, récupère sur son passage l’un des co-blogueurs qui immortalise ces 25 minutes de bonheur. Debout sur scène, le mic dans la bouche de Brandon. Une interview suivit. Autant vous dire que ça sentait bon. Enfin, bon comme le bourbon.

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