Bonjour Tristesse

7 décembre 2008

chicagotop

Le lendemain de 26 heures de route entre Albuquerque et Chicago. La mélancolie nous gagne. Dans quelques jours maintenant, nous quittons la ville aux briques rouges. On ne sait plus quel écrivain Français décrivit New-York comme la ville debout. Mais c’est faux. En partie. Car de la Hancock Tower, gratte-ciel stylé, la ville, le loop, le quartier financier se tient droit, fier, les pieds dans le magma lumineux. Nous, un verre de Côtes du Rhône dans la main, restons devant cette vue. Observant les variations de lumière, ne pensant à rien d’autre que cette ville. Le temps passe lentement, c’est ce que nous attendions. Rester le plus longtemps possible devant les baies vitrées, faire en sorte que Chicago reste là, devant nos yeux, et ne s’évanouisse pas.

VARIATIONS LENTES SUR CHICAGO.

Musique : Love Will Tear Us Apart, par José Gonzales, reprise de Joy Division.

Bah, voilà, on est de retour. Ces trois semaines de route 66 furent épiques. Après l’avoir retrouvé sous la neige, Chicago va nous manquer. Pourquoi? Pour l’un des coblogueurs : « pour ses briques, franchement, elles sont plus belles que celles d’Hénin-Beaumont ». Et pour l’autre coblogueur : « son mood ». Quant à Jean Vacances, il n’a pas tenu le choc, il est déjà rentré.

THE LAST VIDEO BUT NOT THE LEAST

Woke up this morning, Alabama3, générique des Sopranos.

Roméos à Joliet, Illinois, avec Taï, le routier Davy Crockett Taïwanais-Américain. Retour sur la route 66, -40 miles, environ 7000 kilomètres.

Errance, errance. Plus de 24 heures de route, de remontée vers l’Illinois. Le temps se dégrade, les températures baissent, et il faut rencontrer du beau monde. Ca s’est joué sur une aire d’autoroute. Taï a bien voulu prendre en stop l’un des coblogueurs pour le grand malheur des deux autres.

VIDEO A LO GRANDE

P.S : Bad news from the stars, de Serge Gainsbourg, et Close to me, des Cure